Naissance : 1er mars 1970 à Bordeaux

 

Arnaud, envisagiez-vous enfant d’être vigneron et/ou à succéder à vos parents, familles… ?
Enfant, j’allais souvent à Rimons dans l’entre-deux-mers pour passer des week-ends en famille chez mes grands-parents et arrière-grand-mère. Adolescent, je passais mes vacances à «donner la main» à mon oncle pour aller débarder les bois que nous ramenions à la scierie familiale. A la scierie, je participais au montage des pallox bois que nous livrions ensuite aux vignobles alentours. Ce fut mon premier contact avec les senteurs des chais.
Mon lien atavique avec le vin commence là. Mon désir de devenir vigneron était né sans que je ne m’en rende compte sur le moment…
Par la suite, les «petits jobs» d’été et d’hiver comme les vendanges et la descente des bois n’ont fait que renforcer ma relation avec la vigne et le vin qui devenait de plus en plus intime.

Pourquoi cette passion de votre terroir, du Bordelais, comment le décririez-vous… ?
Tout m’ancre à l’entre-deux-mers, ma première cabane, ma première virée avec l’équipe de rugby de mon oncle, ma première «cuite», ma première amourette, ma première chute de mobylette…
L’entre-deux-mers coule dans mes veines, j’y ai construit mes fondations avant de parcourir le Monde.

Quelles sont les qualités d’un bon vin, et les vôtres… ?
Un bon vin me donne du plaisir et les sources du plaisir sont multiples et variées. En «Vinalie» la généralité n’existe pas.
Un bon vin offre la liberté de choix d’interprétation sensorielle. Il titille tous les sens, la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût, pour exciter ainsi l’intellect, l’émotionnel et l’instinct.
Un bon vin est un vin cohérent et équilibré sur tous ses aspects : alcool, acidité, tanin, astringence, arôme.

Comment définiriez-vous le style de vos vins… ?
Caractère, élégance aromatique, volume et longueur en bouche font la signature des vins de Château Jeantieu.

Quels conseils de dégustation pourriez-vous donner aux novices, aux amateurs, et aux expérimentés ?
Une dégustation est un moment hédonique. Comme la richesse est dans la diversité, l’ouverture d’esprit est le chemin de la découverte sensorielle. Les descripteurs viennent avec l’expérience et les échanges entre passionnés.
L’essentiel est dans le plaisir des ressenti que le vin procure.

 

 

Le portrait d'Arnaud en quelques questions :

Rouge fruité ou rouge de caractère ?
Le «Fruité» sur le pouce, le «Caractère» prend son temps...
Blanc ou Rosé ?
Blanc à tout moment, Rosé à la chaleur de l’été.
Bouchon en liège ou bouchons à vis ? :
En liège pour les vins de garde. Je reste curieux pour les bouchons à base de végétaux comme le bambou pour des vins à cycle court comme le Rosé et certains blancs.
Vin d’assemblage ou de cépage ?
Assemblage, nous sommes dans le Bordelais.
Bouteilles ou Bibs ?
Plutôt bouteilles, j’aime la transparence du verre. Ceci dit, le Bib pour les troisièmes mi-temps c’est bien aussi.
Foot ou Rugby ?
Rugby pour toutes les valeurs que ce sport véhicule : Solidarité, cohésion, implication, modestie, courage et altruisme.
Plage ou Montagne ?
Plage au printemps et à l’automne, montagne l’été : j’ai horreur des embouteillages.
Facebook ou Instagram ?
Ni l’un, ni l’autre.
Comment dégustez-vous un bon vin ?
Avec des personnes que j’apprécie et à la bonne température.
Un mot du vin :
L’art de vivre…

Merci Arnaud 😉